Nos succès

EVALAB / CIC-IT, Lille, Hauts de France

Au sein du Centre d'Investigation Clinique en Innovations Technologiques (INSERM CIC-IT 1403), EVALAB est un laboratoire d'ergonomie spécialisé dans la conception, l'évaluation et l'implémentation des technologies de santé. Conformément à la réglementation (IEC/ISO 62366-1:2015 et ISO 9241-210:2010), les experts d'EVALAB interviennent tout au long du cycle de vie d'un produit. L’équipe travaille avec les académiques et les industriels pour garantir l’acceptabilité, la sureté et la facilité d’usage des technologies innovantes dans le domaine de la santé. EVALAB met l’humain au centre de sa démarche de conception et d’évaluation afin d’adapter les technologies aux besoins et caractéristiques des utilisateurs et de garantir un usage efficient, efficace et fiable. L’équipe travaille depuis plus de 15 ans dans le domaine de la e-santé et des dispositifs médicaux.

http://www.cic-it-lille.com/

Autonom’ Lab (Limousin)

Autonom’lab est le centre d’innovation par les usages en « santé à domicile et autonomie » des personnes, en Limousin. Les décideurs s’adaptent et mettent en place des solutions innovantes plus tôt en Limousin, qu’ailleurs en France, malgré une avance de phase dans le vieillissement de sa population. Pour favoriser son développement et sa reconnaissance, Autonom’lab est une organisation indépendante financée par la Région du Limousin et l’Europe depuis le 1er janvier 2011. Le projet Autonom' Lab a nécessité un temps de maturation de trois ans pour créer un écosystème et une dynamique originale en associant des acteurs très différents comme des collectivités (ARS, Caisse des dépôts, Limousin expansion), des organisations sanitaires (CHU, CRRF, CH Bourganeuf), des usagers finaux, des pôles de compétitivité, des intervenants universitaires, des entreprises (Legrand, Sirmad). Pour certifier le respect de la personne dans ses projets, Autonom’lab s’est doté d’une charte déontologique et éthique signée par tous les membres.

http://www.autonom-lab.com/

Broca (Ile de France)

Le laboratoire de recherche « Usage » s’inscrit dans une tradition clinique de l’hôpital Broca dans le domaine des troubles cognitifs, et plus spécifiquement de la maladie d’Alzheimer. L’un des axes de recherche de ce laboratoire concerne les interventions non médicamenteuses et les gérontechnologies. Ce laboratoire est engagé dans un projet de laboratoire d’usage du nom de « LUSAGE » : laboratoire des usages des technologies par les personnes âgées. L’équipe de ce laboratoire travaille en collaboration avec des ingénieurs spécialisés en technologies du handicap, une sociologue et des médecins spécialisés en gériatrie. La population visée concerne diverses structures : les consultants mémoire d’Ile de France, soit environ 3000 personnes, mais aussi les CLIC, l’accueil de jour, les réseaux de santé, les associations. L’identification des besoins de ces personnes est particulièrement difficile et justifie d’un effort particulier que constitue la mise en présence de la personne avec des objets et prototypes expérimentaux.

Site du laboratoire LUSAGE Living Lab : http://www.lusage.org/

Article de presse : http://www.silvereco.fr/zoom-sur-le-laboratoire-lusage-etudier-les-usages-des-nouvelles-technologies-par-des-personnes-agees-atteintes-ou-non-de-troubles-cognitifs/311273

Un exemple concret

Le KneeKG, une solution innovante conçue au sein du Living Lab canadien LIO

 

L’approche participative du Living LabLIO – Laboratoire de recherche en imagerie et orthopédie de Montréal (Canada) - a permis de valoriser le transfert vers un partenaire industriel d’une nouvelle technologie d’évaluation fonctionnelle du genou, le KneeKG. Ce produit, qui trouvait avec peine son marché à cause de la difficulté d’interprétation des résultats, a connu depuis lors un développement mondial.

L’enjeu d’une première recherche avait été de pouvoir collecter les données de mouvement révélant le fonctionnement 3D du genou pendant le cycle de la marche de façon précise, répétable et sensible. Cette recherche a produit le « KneeKG » (par analogie avec l’ECG : Knee-Kinematic-Graphic). Il s’agit d’un harnais anatomique qui permet de fixer les capteurs de mouvements de façon quasi rigide aux os du genou. Cette nouvelle technologie brevetée permet l’identification et la quantification de biomarqueurs mécaniques pour l’aide au diagnostic, la personnalisation de la trajectoire de soin et le suivi pour différentes pathologies (arthrose, syndrome fémoro-rotulien, lésion ligamentaire, etc.).

La technologie a été transférée à un partenaire industriel. Mais de nouvelles questions se sont posées au moment de la mise en marché. En effet, les graphiques produits par l’appareil étaient difficilement interprétables par les praticiens, orthopédistes, kinésithérapeutes, etc. Il s’agissait donc de rendre cette représentation du mouvement compréhensible pour le clinicien pour en extraire des connaissances.

De nouveaux travaux de recherche ont été initiés afin d’aider les utilisateurs à mieux interpréter les données générées par la technologie. Un spécialiste en analyse de données multi-complexes, de l’intelligence artificielle et des réseaux neuronaux a converti, en lien avec les praticiens, l’information graphique en données directement exploitables, utiles et compréhensibles. A partir des données collectées, un « KneeKG Report » est ainsi automatiquement produit, ce qui rend immédiatement lisible l’interprétation des résultats de l’examen, essentielle pour l’utilisation du produit. Les termes employés dans la rédaction automatique de ces rapports ont été minutieusement choisis pour, par exemple, rendre compte d’une rotation exagérée, en se référant au vocabulaire habituel des praticiens. Il devient alors possible de caractériser immédiatement la signature numérique des diverses situations cliniques : genou asymptomatique, genou arthrosique, déchirure des ligaments croisés, etc.

Les chercheurs et leurs partenaires cliniques et industriels ont ainsi été amenés à entrer dans un cycle d’amélioration continue de la technologie. Ce cycle permet de répondre, par l’innovation, à de nouvelles problématiques qui n’avaient pas été identifiés au moment de la genèse du projet. Ainsi, grâce au modèle de laboratoire vivant, à l’implication continue des partenaires, il est possible de concrétiser la mission d’innovation et d’assurer le succès du transfert technologique du laboratoire au chevet du patient.